Justice, Paix, Intégrité<br /> de la Création
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Les atrocités balaient l’illusion d’une lutte pour la liberté et les droits humains

Butembo 20.03.2025 Jpic-jp.org Traduit par: Jpic-jp.org

L'est de la République démocratique du Congo (RDC) est une fois de plus le théâtre de violences indicibles, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, poursuivant leur campagne brutale. La dernière atrocité en date a eu lieu à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, où des centaines de femmes ont été violées et brûlées vives après que les rebelles, lors d'une tentative d’évasion massive, ont mis le feu à l'aile réservée aux femmes dans la prison de Munzenze.

Massacres et fosses communes : selon l'Organisation des Nations unies (ONU), environ 3 000 corps ont été retrouvés dans les rues de Goma, attendant toujours d'être enterrés après la chute de la ville aux mains du M23 et de sa coalition alliée, l'Alliance du fleuve Congo (AFC), le 27 janvier. Myriam Favier, responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Goma, a décrit la situation comme désastreuse : « Les conteneurs frigorifiques et les morgues sont pleins ; nous devrons procéder à des enterrements de masse pendant plusieurs jours ».

Bien que le M23 prétende lutter contre la soi-disant dictature de Kinshasa et défendre les droits de l'homme, les faits brossent un tableau différent : massacres à grande échelle, déplacements forcés et violences sexuelles systématiques.

Des violences horribles à l'encontre des femmes

Pendant le chaos de la prise de pouvoir, les détenues de la prison de Munzenze ont été soumises à une attaque brutale. Alors que des milliers d'hommes ont réussi à s'échapper, le quartier des femmes a été délibérément incendié. Vivian van de Perre, chef adjoint de la force de maintien de la paix de l’ONU à Goma, a confirmé l'atrocité : « Quelques centaines de femmes se trouvaient dans cette prison. Elles ont toutes été violées, puis leur quartier a été incendié. Elles y ont toutes trouvé la mort ».

Cet incident est considéré comme la pire atrocité du conflit mené par le M23 dans l'est de la RDC. Les soldats de la paix de l'ONU n'ont pas pu pénétrer dans la prison pour enquêter en raison des restrictions imposées par le M23, ce qui fait que l'on ne connaît pas toute l'étendue du massacre.

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les droits de l'homme (HCDH) a lancé un avertissement selon lequel les violences sexuelles sont systématiquement utilisées comme arme de guerre par les groupes armés rivaux à Goma.

Mouvements stratégiques et crainte d'une nouvelle expansion

La ville de Goma, qui compte plus d'un million d'habitants, est désormais entièrement sous le contrôle des forces du M23. Le 5 février, la milice a annoncé de manière inattendue un cessez-le-feu unilatéral. Cependant, on craint de plus en plus que le Rwanda n'ait l'intention de s'emparer d'un plus grand nombre de territoires congolais. Les forces du M23, en effet, ont ensuite progressé régulièrement vers le sud en direction de Bukavu, la capitale de la province du Sud-Kivu, située à 190 km de Goma.

Malgré une déclaration de l'Alliance du fleuve Congo, qui est un allié du M23, affirmant qu'ils n'avaient pas l'intention de prendre le contrôle de Bukavu ou d'autres localités, peu de gens y croyaient. M. Van de Perre faisait part de ses inquiétudes : « J'espère qu'il n'en sera pas ainsi, car nous les avons déjà vus se diriger vers Bukavu avec des renforts et des armes lourdes ». Il s'agissait, en fait, d'une déclaration illusoire visant à détourner l'attention des 2 000 soldats burundais présents à Bukavu et déployés pour contrer l'avancée du M23. Contre leur affirmation, le M23 a occupé Bukavu avant de continuer sa marche vers le sud, en direction d'Uvira, près de la frontière burundaise et des rives du lac Tanganyika.

Entre-temps, le M23 s'est également tourné vers Kisangani, la troisième ville du pays en raison de son importance stratégique et économique. Ils ont déjà occupé pacifiquement Walikale à 400 km de là, mais grâce aux bonnes routes et aux transports militaires dont ils disposent, atteindre Kisangani n'est plus qu'une question de jours.

L'implication du Rwanda et la réponse internationale

Malgré des preuves accablantes, le Rwanda continue de nier toute implication dans le conflit et tout soutien au M23. Cependant, les forces de maintien de la paix de l'ONU, connues sous le nom de MONUSCO, ont confirmé avoir vu des soldats rwandais patrouiller aux côtés des combattants du M23.

M. Van de Perre a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies d'accroître la pression sur le Rwanda, soulignant que seule une intervention internationale significative peut ramener les parties belligérantes à la table des négociations. Certains hauts fonctionnaires de l'ONU estiment que le Rwanda vise à annexer une vaste portion de la RDC, plus grande que le Rwanda lui-même, dans le cadre d'une stratégie à long terme visant à placer la région du Kivu sous le contrôle administratif rwandais.

La crise humanitaire s'aggrave

Les témoignages de première main des survivants décrivent des scènes horribles de brutalité. Des femmes ont été violées devant leur famille, des enfants exécutés et des maisons pillées par les militants du M23 qui sévissent à Goma et Bukavu. Les habitants les plus riches ont fui vers l'Ouganda et le Rwanda, tandis que ceux qui restent sont confrontés au pillage et à la violence.

M. Van de Perre a décrit l'aggravation de la situation humanitaire, déclarant qu'il est de plus en plus difficile de se déplacer à l'intérieur de Goma. « Le M23 nous permet d'apporter de la nourriture et de l'eau à nos bases, mais au-delà, nous pouvons à peine nous déplacer.

Alors que le M23 et ses alliés s'éloignent de la frontière rwandaise, le soutien logistique de Kigali semble diminuer. Des rapports indiquent que les forces rebelles, luttant avec des fournitures limitées, ont commencé à piller les populations locales pour soutenir leur campagne.

La résistance de la population

Dans le chaos croissant, des mouvements de résistance commencent à se former. À Butembo, les civils craignent que la violence ne les atteigne bientôt. Les commerçants ont commencé à cacher leurs marchandises ou à les transporter en Ouganda pour les mettre en sécurité. Entre-temps, des jeunes de la région se sont engagés à prendre les armes contre le M23 et ses alliés rwandais, qu'ils qualifient d'« oppresseurs tutsis ».

Comme l'a fait remarquer M. Van de Perre, « nous avons déjà des informations selon lesquelles, à certains endroits, les gens se rassemblent et s'organisent ». Si ces rapports faisant état de groupes préparant une contre-offensive sont corrects, la région s’approche de plus en plus d'une effusion de sang encore plus importante. En tout cas, sous les yeux du monde, l'est de la RDC reste plongé dans la terreur et l'incertitude, sans qu'aucune solution claire ne soit en vue.

 

 

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Les commentaires de nos lecteurs (4)

Bertha Recalde 29.03.2025 Es una locura lo convulsionado que está el mundo, en todas partes hay conflictos donde muchas personas inocentes mueren. Da mucha pena pensar que vivir en paz se está haciendo cada vez más difícil. Si que me da pena toda la matanza que está ocurriendo por allá. No puedo ni remotamente imaginarme el sufrimiento de esas pobres mujeres... muy deprimente en verdad.
Paul Attard 29.03.2025 Sadly it shows clearly the impotence of the UN. It’s time the UN had an “army” to sort out this mess.
Dario 31.03.2025 La parte scomoda e riconsoscere che l africa come le americhe e l europa ha una componenete fascista razzista violenta e discriminatoria osurpatrice.. Se poi vogliamo parlare del creato dovremmo parlare anche di forze che si oppongano a questi regimi..parlare del creato viene a dato all africa e sperperato dalla stessa Africa..con la complicita dell europa che ora e" tutta in escandescenza per l eucraina (motivo vero? le terre l agricoltura? ) e che vuole portare come ha sempre fatto l europa in guerra con la Russia..la stessa europa che ha problemi infiniti com le loro popolazioni..signori .. una donna guida l odio razziale verso la Russia La Von der (come "diavolo" si chiama) una una volta Hitler , un uomo ora una donna..anche Satana si e adeguato all eguaglianza..
Dario 31.03.2025 La parte scomoda e riconsoscere che l africa come le americhe e l europa ha una componenete fascista razzista violenta e discriminatoria osurpatrice.. Se poi vogliamo parlare del creato dovremmo parlare anche di forze che si oppongano a questi regimi..parlare del creato viene a dato all africa e sperperato dalla stessa Africa..con la complicita dell europa che ora e" tutta in escandescenza per l eucraina (motivo vero? le terre l agricoltura? ) e che vuole portare come ha sempre fatto l europa in guerra con la Russia..la stessa europa che ha problemi infiniti com le loro popolazioni..signori .. una donna guida l odio razziale verso la Russia La Von der (come "diavolo" si chiama) una una volta Hitler , un uomo ora una donna..anche Satana si e adeguato all eguaglianza..